Historia

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Amouroux, Henri
De Borée - 703 pgs.

Ils sont plus de quarante millions en juin quarante lorsque les Allemands occupent la France. Ce livre raconte leur vie quotidienne. L'exode, les difficultés à se procurer le pain, les souffrances des femmes des prisonniers de guerre, le martyre de tous ceux que la Gestapo traque et arrête, la vie des maquisards mais aussi la collaboration, les persécutions des Juifs, les dénonciations.

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Édition et choix de Pierra Nora
387 pgs, Folio

Le livre le plus intelligent écrit sur la Russie par un étranger", écrivait Herzen en 1843. Par un paradoxe qui va très loin, la postérité a fini par ratifier le jugement du grand ancêtre en exil de tous les contestataires russes de nos jours. Best-seller tombé dans l'oubli et redécouvert en U. R. S. S. par l'édition clandestine et en Occident au moment de la guerre froide, La Russie en 1839 a, si l'on veut comprendre celle d'aujourd'hui, la même importance que La Démocratie en Amérique de Tocqueville pour les Etats-Unis.

Jacq, Christian
391 pgs, tempus

Khéops, Sésostris, Hatchepsout, Toutmosis, Ramsès, Amenhotep, Akhénaton, Toutankhamon, Cléopâtre... autant de noms à la fois lointains et proches, autant de noms qui évoquent la civilisation des pharaons et la longue lignée des dynasties. Par cette galerie de portraits, qui est aussi une approche de la fascinante aventure historique des monarques qui régnèrent sur la Haute et la Basse-Egypte, Christian Lacq nous convie à découvrir la réalité et la légende. Réalité, car l'abondance des textes égyptiens permet d'établir un certain nombre de jalons ; mais aussi légende, car l'Egypte, refusant de s'inscrire dans l'histoire événementielle, a délibérément opté pour l'éternité de Pharaon, lien entre le ciel et la terre, entre les dieux et les hommes. " A ce monde, notre propre civilisation, de même que celle de l'Europe tout entière, se rattache par mille liens indissolubles ", écrivaient les égyptologues Erman et Ranke ; ce n'est pas l'un des aspects les moins attachants de la civilisation pharaonique.
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Jacq, Christian
342 pgs, POCKET

Champollion l'affirmait : on peut apprécier le degré de civilisation d'un peuple selon la place qu'il accorde aux femmes ! De ce point de vue, l'Egypte antique fut remarquable : égales des hommes dès les origines, elles ont tenu un rôle majeur, et pas uniquement comme épouse et mère. Au fil des dynasties et des plus hautes fonctions aux plus modestes, elles ont façonné la société égyptienne. D'illustres figures, telles les pharaons Hatchepsout, Néfertiti et Cléopâtre, côtoient d'autres Egyptiennes, moins célèbres mais tout aussi libres et flamboyantes.

Toutes ces personnalités ont un point commun : elles sont les héritières de la déesse Isis, qui détenait le secret de la résurrection et donnait aux femmes cette place essentielle.

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Martin, Pierre Chêne, 171 pgs. Pourquoi le pape Urbain II lance-t-il la première croisade ? Charlemagne a-t-il inventé l’école ? Quels sont les armes des chevaliers ? Quelle est la première cathédrale romane ? Qu’a représenté la bataille de Bouvines pour la France ? Qui sont les Mérovingiens ? Quelles sont les modes féminines ? Que sont les ordres chevaliers ? Quels sont les poids et les mesures de l’époque ? Qu’est-ce que le pilori ?… Ce petit album d’images d’antan retrace mille ans d’histoire, du Ve siècle au XVe siècle, à travers ses coutumes, sa culture, ses grands événements et ses personnages.
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Noudelmann, François Gallimard, 220 pgs. En 1911, fuyant les persécutions contre les Juifs en Lituanie, Chaïm, le grand-père du narrateur arrive en France. Afin d'obtenir la nationalité française, il s'engage dans l'armée et prend part à la Grande Guerre. Il est gravement blessé par une bombe chimique. Il passe vingt ans en hôpital psychiatrique, avant de mourir dans l'anonymat. En 1940, Albert, le père du narrateur, est fait prisonnier et dénoncé comme Juif. Lors de la libération des camps, il met plusieurs semaines à rejoindre la France à pied depuis la Pologne. Il risque plusieurs fois d'être exécuté par des soldats nazis en déroute ou des militaires russes avides. Dans ce premier roman époustouflant, François Noudelmann emporte le lecteur dans les tumultes des deux conflits mondiaux. Les destins de son grand-père et de son père sont de véritables épopées, à travers lesquelles l'auteur questionne son identité française.
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Bainville, Jacques Bernard Giovanangeli, 167 pgs. Le 18 Brumaire est une date essentielle de l’histoire de France,un événement qui permet à la Révolution de se survivre ens’en remettant au pouvoir d’un seul, une de ces journéesextraordinaires où le sort a balancé jusqu’au dernier acte.En déroulant les faits, Bainville explique les doctrines et lapsychologie des hommes de l’époque. Au fil de son récit du18 Brumaire, il trace un portrait remarquable de Napoléon, aumoment où celui-ci devient par un coup d’État le maître de laFrance.Publié avec deux textes jamais réunis en volume : « Le centenairede Napoléon » et « Préface au Souper de Beaucaire. »
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Anonyme Le livre de poche, 928 pgs. Oeuvre d’une qualité littéraire exceptionnelle, La Mort le roi Arthur forme la conclusion du grand cycle romanesque en prose du XIIIe siècle connu sous le nom de Lancelot-Graal. On y voit les jeux du destin et les fautes des hommes entraîner, après bien des esquives et des répits illusoires l’écroulement du royaume de Logres et la mort des héros.
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Badinter, Robert Fayard, 327 pgs. Ce livre est le récit d'une longue lutte contre la peine de mort. Il commence au jour de l'exécution de Claude Buffet et de Roger Bontems, le 24 novembre 1972, et s'achève avec le vote de l'abolition, le 30 septembre 1981. Depuis lors, l'abolition s'est étendue à la majorité des Etats dans le monde. Elle est désormais la loi de l'Europe entière. Elle marque un progrès irréversible de l'humanité sur ses peurs, ses angoisses, sa violence. A considérer cependant les exécutions pratiquées aux Etats-Unis, en Chine, en Iran et dans de nombreux autres pays, le combat contre la peine de mort est loin d'être achevé. Puisse l'évocation de ce qui advint en France servir la grande cause de l'abolition universelle. R.B. Sommaire
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Badinter, Élisabeth Robert Laffont, 1216 pgs. Dans cette fresque, Élisabeth Badinter, observatrice de l'évolution des moeurs et des mentalités, éclaire de façon inédite la société des Lumières, cette " tribu " intellectuelle qui inaugure les Temps modernes, ses grandeurs et ses faiblesses. Les savants et philosophes qui jusque-là constituaient la République des Lettres travaillaient le plus souvent en vase clos. Assujettis aux institutions, ils n'échangeaient qu'entre eux et pour leur seul profit. Avec l'émergence, au milieu du XVIIIe siècle, d'une opinion publique éclairée et de plus en plus puissante, le pouvoir change de camp. On voit naître chez les intellectuels trois " passions " successives qui suscitent rivalités et surenchères au prix d'affrontements parfois terribles. La première de ces passions est le désir de gloire, et à travers lui l'apparition d'une nouvelle figure incarnée par d'Alembert, codirecteur de l'Encyclopédie avec Diderot : celle du philosophe soucieux de s'imposer comme le meilleur, qui aspire tout à la fois à séduire l'opinion et à s'attirer la reconnaissance de ses pairs. C'est ce même d'Alembert qui introduit une deuxième passion : l'exigence de dignité. Ayant conquis notoriété et autonomie aux yeux de leurs contemporains, les encyclopédistes, conscients du savoir dont ils sont les détenteurs, appellent désormais au respect de leur indépendance et se refusent à toute concession à une autorité extérieure. C'est alors qu'on assiste à la naissance et à l'affirmation de leur troisième grande passion : la volonté de pouvoir, représentée par Voltaire avec un courage qui force l'admiration. Autour de lui se forme un vrai parti politique, le parti des philosophes, qui modèle peu à peu la pensée de la bourgeoisie et prépare l'avènement de la Révolution au nom de la justice, de la liberté et de l'égalité entre les hommes. Dans cette étude de grande ampleur, Élisabeth Badinter fournit autant de clés pour comprendre et décrypter l'histoire d'un monde intellectuel dont l'influence sur celui d'aujourd'hui est loin d'être dissipée.
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Bainville, Jacques Perrin, 258 pgs. « La dictature n’a pas de causes uniformes. Elle peut être une réaction de défense contre l’anarchie et la ruine et contre les effets de la démocratie portée à sa dernière conséquence […]. Elle peut être au contraire pour la démocratie égalitaire et anticapitaliste le moyen de vaincre les forces qui lui résistent et de s’imposer. Il y a donc des dictatures diverses. Il y en a pour tout le monde et un peu pour tous les goûts. Ceux qui en rejettent l’idée avec horreur s’en accommoderaient très bien et, souvent, s’y acheminent sans s’en douter. Ceux qui la désirent seraient parfois bien déçus si elle triomphait. « Qu’on l’appelle ou qu’on la déteste, il est donc essentiel de la connaître avec les visages divers qu’elle a pris au cours de l’histoire, puis, de nos jours, dans des pays si nombreux et si éloignés les uns des autres qu’on aurait probablement tort de n’y voir qu’une sorte de vogue quand elle est l’effet d’une loi ou d’une nécessité. » Jacques Bainville, 1935.
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Polastron, Lucien X. Folio essais, 543 pgs. Détruire la bibliothèque est un geste qui remonte à la plus haute Antiquité. Les autodafés, apparus en même temps que les livres, se multiplient à proportion du nombre d'ouvrages. Considérée comme subversive ou au contraire comme le symbole du pouvoir absolu, la bibliothèque est au centre des crises et des conflits. Bien souvent, elle n'y survit pas. De l'incendie d'Alexandrie à celui de Sarajevo en 1992, en passant par Rome, Ctésiphon, Bagdad, par les méfaits de l'Inquisition, par la Révolution française ou la Commune, Lucien X. Polastron déploie une singulière érudition sur ce terrain encore peu exploré. Il mène l'enquête sur les causes du désastre, reconstitue les trésors perdus, part sur les traces des volumes rescapés. Attaque en règle contre le support papier, convoitises pharaoniques sur l'information numérisée... les dangers d'aujourd'hui sont-ils pires que les grands malheurs vécus par les bibliothèques ? Le rêve de la bibliothèque absolue vire-t-il au cauchemar - celui entrevu par Bradbury, Huxley ou Orwell ?
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Bainville, Jacques
Tempus - 552 pgs.

Voici enfin une histoire de France qui fait aimer la France. De Clovis à la iiie République, en passant par les Capétiens, l'auteur raconte les hommes et déroule les événements en conjuguant profondeur de la pensée et bonheur de l'expression. La force de cet ouvrage, comme le souligne Franz-Olivier Giesbert dans sa préface, c'est de parler de la France comme d'une personne, et partant de nous rendre accessible et familière notre propre histoire. Et dire que Jacques Bainville lui-même confessait, enfant, ne pas aimer l'histoire à l'école... Il a pourtant relevé le pari de raconter deux mille ans d'histoire de France.

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Bainville, Jacques Texto, 566 pgs. Au collège, Jacques Bainville n'aimait pas l'histoire. Que discerner dans ce tissu de drames sans suite, ce chaos ? Lui voulait savoir "pourquoi les peuples faisaient des guerres et des révolutions, pourquoi les hommes se battaient, se tuaient, se réconciliaient". Déjà célèbre pour son intelligence des relations internationales, il se plonge dans l'écriture d'une Histoire de France qui paraît en 1924 et devient un immense succès : 160 000 exemplaires tirés avant 1940. Ce grand ouvrage embrasse d'un seul regard le destin de la nation française, de la Gaule romaine au premier après-guerre. Livre de chevet d'une génération, il est de ceux où l'intelligence, au-delà des partis pris politiques, vient sans cesse éclairer "l'inerte matière historique".
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Bainville, Jacques Gallimard, 616 pgs. S'il a été l'incarnation, peut-être sans équivalent, de la puissance de la volonté, Napoléon - qui aimait tant se comparer aux grands modèles du passé, d'Alexandre à Charlemagne - fut aussi éminemment moderne. Symbole de l'individu sans ancêtres, né de lui-même, arrivant au faîte de la grandeur et de la gloire par son génie, il a été son propre chef-d'oeuvre, un héros au sens fort du terme dans un monde marqué par la croyance à "des possibilités indéfinies" . Jacques Bainville admirait sincèrement l'artiste incomparable, mais il était aussi convaincu que "sauf pour la gloire, sauf pour l'"art", il eût probablement mieux valu qu'il n'eût pas existé" Car l'histoire de Napoléon est aussi une tragédie, individuelle et collective, la volonté se brisant, pour finir, contre la force des choses. Concise, d'un rythme rapide, accordé au sujet, cette biographie, parue en 1931, est rapidement devenue un classique après avoir été un grand succès d'édition.
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Goodarzy, Alexandre Éditions du Rocher, 332 pgs. En 2015, la guerre en Syrie entre dans sa quatrième année. Face à la montée des périls en Orient, de jeunes volontaires ont répondu à l'appel : porter secours là où les chrétiens sont en danger. Alexandre Goodarzy est l'un d'entre eux. En 2014, ce jeune professeur d'histoire-géographie rejoint l'association SOS Chrétiens d'Orient. D'une révolution contre la dictature, la guerre en Syrie s'est transformée très vite en guerre religieuse où les chrétiens sont en première ligne, pris en tenaille entre un régime qui se durcit et des groupes islamistes de plus en plus sanguinaires. De Damas à Alep, des villes chrétiennes de Mhardeh aux portes de Palmyre, du krak des Chevaliers au Kurdistan, Alexandre Goodarzy va découvrir une autre Syrie. Une Syrie qui refuse la mainmise de Daech et d'Al-Nosra, qui se bat contre les Frères musulmans et leurs bailleurs de fonds, la Turquie, le Qatar et l'Arabie saoudite. Avec son équipe, Alexandre Goodarzy va multiplier les projets de développement sur place avant d'élargir leur mission à d'autres pays : Éthiopie, Pakistan, Irak, Arménie, Jordanie... partout où les chrétiens sont en danger. Jusqu'à ce jour de janvier 2020, où Alexandre Goodarzy et trois de ses collègues sont enlevés à Bagdad... Alexandre Goodarzy parcourt depuis une vingtaine d'années les pays du Proche-Orient et de l'Asie centrale. Il a vécu de 2015 à 2020 en Syrie. Il est aujourd'hui directeur adjoint des Opérations - responsable Développement chez SOS Chrétiens d'Orient.
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Maffesoli, Michel Cerf, 181 pgs. Trente ans après son mythique Temps des tribus, le grand sociologue de l'imaginaire lance une nouvelle annonce prophétique. Reprenant un à un les récents séismes qui ont ébranlé nos représentations, il montre comment l'avènement d'un totalitarisme doux marque, par réaction, l'Ère des révoltes. Un essai indispensable pour comprendre ce que sera notre monde demain. Dès les années 1980, Michel Maffesoli se fait l'observateur averti et implacable des temps postmodernes. Il annonce un effondrement social porteur d'un paradoxal retour des tribus, ce que prouveront les décennies suivantes. Il pronostique également que, profitant de la fin des idéologies, les élites au pouvoir entendent instaurer un ordre nouveau qu'il qualifie de totalitarisme doux. Ce que démontre l'actualité récente. De l'éruption des gilets jaunes devenus un phénomène international à la contestation globale de la gestion de la pandémie, des grèves émeutières pour contrecarrer le libéralisme mondialisé à la vague d'émotion planétaire suscitée par l'incendie de Notre-Dame, le sociologue du quotidien et de l'imaginaire traque, de son oeil inégalé, le changement de paradigme que nous vivons. Le règne de la rationalité, de la technicité et de l'individualité agonise convulsivement sous nos yeux. Pour le meilleur et pour le pire, l'ère des révoltes a commencé et ne cessera pas avant longtemps. Cet essai flamboyant dit pourquoi et comment le peuple a raison de se rebeller.
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Peyrefitte, Alain Editions de Fallois, 609 pgs. Député gaulliste à 33 ans et titulaire de plusieurs grands ministères, porte-parole du général de Gaulle pendant quelque quatre ans, Alain Peyrefitte a eu avec celui-ci, entre 1959 et 1969, trois centaines d'entretiens en tête à tête. Sans compter autant de Conseils des ministres, des dizaines de Conseils restreints, des rencontres avec des chefs d'Etat ou de gouvernement étrangers. Il a estimé qu'il était de son devoir de prendre note au jour le jour des propos tenus par le fondateur de la Ve République, pour les soustraire à l'oubli, en respectant non seulement leur teneur, mais aussi leur style et le ton des dialogues. Il s'était interdit jusqu'à présent de les publier. La transcription fidèle de ces notes produit un effet saisissant. Comme si le temps s'effaçait, le lecteur voit surgir, dans toute l'intensité de sa présence, un homme habité par une idée plus grande que lui. Nous entrons dan l'intimité du Général. Nous l'écoutons penser tout haut. C'est un de Gaulle en liberté, qui va beaucoup plus loin que dans ses textes officiels, et s'exprime avec une familiarité et une franchise surprenantes. Par la richesse et la diversité des révélations qu'il apporte, par le portrait intellectuel et moral qui s'en dégage, ce livre constitue un témoignage capital sur le dernier héros de notre Histoire.
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Peyrefitte, Alain Editions de Fallois, 652 pgs. Député gaulliste à 33 ans et titulaire de plusieurs grands ministères, porte-parole du général de Gaulle pendant quelque quatre ans, Alain Peyrefitte a eu avec celui-ci, entre 1959 et 1969, trois centaines d'entretiens en tête à tête. Sans compter autant de Conseils des ministres, des dizaines de Conseils restreints, des rencontres avec des chefs d'Etat ou de gouvernement étrangers. Il a estimé qu'il était de son devoir de prendre note au jour le jour des propos tenus par le fondateur de la Ve République, pour les soustraire à l'oubli, en respectant non seulement leur teneur, mais aussi leur style et le ton des dialogues. Il s'était interdit jusqu'à présent de les publier. La transcription fidèle de ces notes produit un effet saisissant. Comme si le temps s'effaçait, le lecteur voit surgir, dans toute l'intensité de sa présence, un homme habité par une idée plus grande que lui. Nous entrons dan l'intimité du Général. Nous l'écoutons penser tout haut. C'est un de Gaulle en liberté, qui va beaucoup plus loin que dans ses textes officiels, et s'exprime avec une familiarité et une franchise surprenantes. Par la richesse et la diversité des révélations qu'il apporte, par le portrait intellectuel et moral qui s'en dégage, ce livre constitue un témoignage capital sur le dernier héros de notre Histoire.
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Peyrefitte, Alain Editions de Fallois, 680 pgs. Alain Peyrefitte a pu mener jusqu'au terme sa tâche de mémorialiste du général de Gaulle. Il y tenait d'autant plus qu'il fut, dans ces trois années 1966-1968, personnellement impliqué. De Gaulle et Peyrefitte ont trébuché ensemble sur Mai 68 - le ministre d'une Education nationale en folie, le Président d'une République bousculée et déconcertée. Fidèle à sa méthode, plus chroniqueur qu'analyste, Alain Peyrefitte rapporte ses entretiens avec le Général, mais aussi avec tous ceux dont l'action ou l'inaction concourent à créer ce que de Gaulle appellera l'"insaisissable". Avec une simplicité de ton et une loyauté intellectuelle exemplaires, il restitue l'enchaînement des interrogations, des décisions et des réactions. Pour la première fois, chacun peut suivre du sommet de l'Etat ce drame qui a ébranlé l'Etat. Ce dernier tome ne se réduit pas à Mai 68. Sur bien d'autres sujets - la sortie de l'OTAN, le secret de la Bombe H, le Québec à libérer, une cohabitation éventuelle, la participation, la pilule, Pompidou, le dernier référendum - de Gaulle parle, provoque et agit. Il est pressé. " Pour moi, l'horizon est proche." Le sentiment presque tragique de cette hâte unifie tout le livre. Jusqu'à la fin, c'était de Gaulle en effet, rendu dans une vérité qui n'a pas besoin de légende.
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La grande imagerie Deraime, Sylvie Fleurus, 23 pgs. Grâce à ce documentaire très illustré, apprends tout ce qu'il y a à savoir sur l'Histoire de la France : rois et reines célèbres, grandes batailles, révolutions politiques... Au début du livre, découvre un poster à détacher représentant les Rois et les Présidents de France pour apprendre en t’amusant !
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Viau, Emmanuel Èditions du Signe, 255 pgs. L'épidémie de manie dansante qui a frappé Strasbourg en août 1518 demeure à ce jour inexpliquée. Le mal mystérieux s 'est propagé en quelques jours. Un millier de Strasbourgeois se sont ainsi retrouvés dans les rues et sur les places de la ville, dansant nuit et jour sans éprouver le moindre plaisir, jusqu'à l épuisement et parfois jusqu'à la mort. Le lecteur suit les destins de personnages aux caractères forts et contrastés, hommes et femmes cherchant leur chemin, aux prises avec leurs démons et ceux d'une époque tourmentée. On croise la route d'un curé naïf et maladroit, ballotté entre vices et vertus. Celle d'un enfant sans père et sans nom. D'une femme étrange et ambiguë, à la naissance mystérieuse. On rencontre aussi un chef du gouvernement occupé à garder son pouvoir et un évêque qui tente de reconquérir le sien. Les Légions furieuses s'inscrit dans un contexte historique rigoureux, appuyé sur des plans, des documents d'archives et sur le travail d historiens reconnus régionalement. Les anecdotes évoquées sont basées sur les récits des chroniqueurs de l'époque.
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Julaud, Jean-Joseph First éditions, 2019, 3e éd., 824 pgs. Un champ de ruines ! Voilà ce que risquent de devenir vos connaissances en histoire de France, si vous n'y prenez garde ! A moins que ce ne soit déjà fait, à moins qu'il ne reste même plus de ruines... Plus un instant à perdre ! Ensemble, reconstruisons tout : depuis les fondations, il y a deux millions d'années, lorsque le premier homme met le pied sur le futur territoire français, jusqu'à nos jours ! Vous allez, entre autres, fréquenter Cro-Magnon, Clovis, Louis XIV, Napoléon, de Gaulle ; perdre ou gagner Alésia, Azincourt, Austerlitz, Verdun ; tomber sous le charme d'Aliénor d'Aquitaine... Une garantie : vous ne connaîtrez pas l'ennui ! En effet, il se passe toujours quelque chose d'étonnant, d'insolite, de palpitant sous le ciel de France ; et chaque fois que les événements l'ont permis, une dose raisonnable d'humour a été incorporée au récit. Enfin, pour votre plus grand bonheur, personne ne vous demande, comme à l'école, d'apprendre par cœur ! Voilà pourquoi vous allez tout savoir. Et tout retenir, avec plaisir !
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Franck Favier. Préface de Jean Tulard Ellipses poche, 400 pgs. Né en 1763, issu d'une famille modeste, Bernadotte sortit de sa condition sociale à la faveur des guerres de la Révolution et de l'Empire. Général dans l'armée de Sambre-et-Meuse, puis dans l'armée d'Italie, ambassadeur à Vienne, ministre de la Guerre sous le Directoire, il fut lié au clan Bonaparte après son mariage. Malgré ses relations souvent tendues avec Napoléon, il fut promu maréchal d'Empire en 1804 et nommé prince de Ponte-Corvo en 1806. En disgrâce après la bataille de Wagram, son élection comme prince royal de Suède en 1810 changea le cours de sa destinée. En 1818 il devint roi de Suède et roi de Norvège. Son ascension n'est pas dépourvue d'ambiguïtés et suscite des débats depuis 200 ans. En France, il devint dès 1812 le traître. En Suède, le portrait fut plus flatteur car son règne ouvrit une ère de stabilité et d'expansion. En Norvège, les avis furent partagés entre admiration et reproches, entre bienfaits de la pacification et de l'essor économique et conservatisme d'un monarque vieillissant. Qui fut Bernadotte ? Héros ou traître ? Ami sincère ou calculateur audacieux ? Libéral convaincu devenu en Suède un « monarque républicain » ou dynaste ambitieux ?
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Collectif Points Seuil, Histoire, 331 pgs.
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